mercredi, mars 14, 2012

Evocations

La voix de la belle dame pour dépasser les tensions de l'histoire...

mardi, mars 13, 2012

Ne chantez pas la mort





Les anniversaires de mars se succèdent... Il y a les heureux. Il y a les tragiques qui donnent le bourdon, qui martèlent la mémoire avec une périodicité plus dense chaque année. Elle et il auraient eu quel âge aujoud'hui? 86 ans... chacun! Cela aurait pu être si les fils du destin ne s'étaient pas brutalement emmêlés les pinceaux il y a 16 ans.



Nous, les enfants, on se moquait gentiment du couple improbable qu'ils formaient. Elle, la forte, la solide, l'entreprenante; lui, l'audacieux timide qui suivait et qui s'est laissé partir quand elle s'est envolée après cinq mois d'absence à elle-même.


Couleurs


Au-dessus de Paris
la lune est violette.
Elle devient jaune
dans les villes mortes.
Il y a une lune verte
dans toutes les légendes.
Lune de toile d’araignée
et de verrière brisée,
et par-dessus les déserts
elle est profonde et sanglante.
Mais la lune blanche,
la seule vraie lune,
brille sur les calmes
cimetières de villages.
Federico Garcia Lorca, Chansons sous la lune

lundi, mars 12, 2012

Les oiseaux libres

Au bord du monde

Der Rand der Welt

Ich hab geschworen Deine Stimme
zumindest die vergess ich nicht
manchmal glaube ich noch immer
ich höre, wie Du mit mir sprichst

Bevor die Fälschungen beginnen
Bevor Du untergehst im Nichts
will ich mich noch einmal erinnern
wie Du für mich gewesen bist

nanè doumala fate ba abadan
sagne nako sede man
pas pas bi gua amonesisa ligueye
dokh ngua ko bamu diekh

Dein Atem schwer, die Erde leicht
Die Himmel wie mit Gold beschlagen
Dein Fenster leer, ein Schritt zu weit
und endlich alle Fragen hinter Dir

Dein Leben war wie lose Schlingen
die keine Hand zusammenführt
Du warst ein Meister im beginnen
Du hast Dir gerne zugehört
Du bist ins Leben eingesunken
als wäre’s ein heisses Bad
Der Liebe voll vom Dasein trunken
bis es Dich ausgespien hat

Der Anfang schwer, das Ende leicht
Du schaust über den Rand der Welt
Dein Kopf ist leer, ein Stück zu weit
Du weisst Dich hält nichts mehr
Dich hält nichts mehr und fällst


dimanche, mars 11, 2012

Monsieur Marchand ou Monsieur Durand?

Comme me le faisait remarquer un ami en ce début d'après-midi, les dents nous font souffrir toute notre vie: quand elles se préparent à sortir, quand elles sortent, quand elles tombent, quand elles se carient, s'infectent par la racine, se brisent... Et quand elles ne sont plus là, c'est encore une souffrance! 


C'est peut-être avec elles que commence l'acquisition du courage. Vaincre la peur du dentiste. S'attendre à chaque fois à avoir mal et sortir du fauteuil en ayant l'impression d'avoir échappé (une nouvelle fois) à un grand danger... On ne s'y fait pas. On ne s'y fera jamais.


Alors autant s'en moquer, de cette peur.là!! En musique bien sûr avec Linda Lemay ou Boris Vian...

samedi, mars 10, 2012

Ces petits riens...

La gentillesse... Pourquoi amène-t-elle immanquablement de la joie alors que, bien souvent, elle provient de personnes parfaitement inconnues, parfaitement indifférentes, qui croisent, durant quelques instants, votre route?


Ainsi, ce matin: un monsieur au téléphone dans une banque alsacienne, puis, une dame au guichet de la poste de Thoiry, puis, une vendeuse de meubles dans un grand magasin inondé de la clientèle du samedi...


"Etre gentil". Pour rien. Sans rien attendre que le fait de faire bien son travail pour celles et ceux qui sont au contact de la clientèle. Je suppose même que ces personnes rencontrées peuvent aussi l'être en dehors du travail. La gentillesse ponctue agréablement une journée et redonne des forces pour travailler...


Lao-tseu : « Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres. »


Les petits riens qui font les grands moments
Qui vont qui viennent, quand ils ont le temps
Les atomes de vie qu’on attrape en rêvant

Ces petits riens ont tous quelque chose
Quelque chose en commun qui nous métamorphosent
Ces éclairs de vie qui courent entre les choses

Saurions-nous les retrouver ?
Voudrais-tu les partager ?
Ces moments de vérité
Hum…

Les p’tits détails qui ne paient pas d'mine
Les petits bouts de gestes qui soudain illuminent
Un souffle entre les mots, un rire qui culmine

Saurions-nous les retrouver ?
Voudrais-tu les partager ?
Ces moments de liberté
Hum…

Te passes la main dans tes cheveux
Je regarde le ciel ciel !?

Ooh mon ange
Ooh mon cœur

Ces petits riens qui font nos grands moments
Ils vont ils viennent ils prennent tout leur temps
Et plus on les désire, plus on les attend…

Pourrions nous encore en vivre ?
Pourrions nous encore en vivre !


vendredi, mars 09, 2012

Réfléchir ensemble


Hier, difficile de ne pas être tentée d'évoquer la question des femmes avec une classe d'élèves de 13 ans.... De  ne pas saisir chaque occasion pour essayer de remettre un peu d'ordre ou de réflexion personnelle sur la moitié de l'humanité. Je laisse le système solaire un peu tranquille pour revenir sur la Terre et sur ses habitant(e)s. 







Trois questions assez simples me viennent à l'esprit. 



Mais avant, je leur demande de se regrouper par trois, quatre ou cinq. Librement. 


Spontanément, ils se regroupent par groupes de garçons et par groupes de filles, sauf un groupe de filles qui incluent un garçon. Puis, je demande à chaque groupe de se choisir un nom.


Ensuite, ils ont 10 minutes par question avec un "gardien du temps" et un secrétaire-rapporteur.


Mise en commun....D'abord, tous les groupes - sauf celui qui s'est baptisé - disent ce que le nom du groupe évoque ("Gertrude", "Femeu", ...). Ensuite, le groupe qui s'est choisi tel nom explique son choix ...
Nous passons ensuite aux réflexions et à leur mise en commun sur les questions. Très intéressantes erreurs de compréhension ou convergences d'idées. Nous reprendrons le sens du mot "dignité" lundi, parce que le temps nous a manqué.

Le soir, lors du collège des maîtres, Jean-François nous montre les travaux des élèves de 9ème classe (15 ans) qui travaillent sur la Préhistoire... Les matériaux, le coup de main sont fascinants.