dimanche, novembre 15, 2009

Anouar Brahem


Il était une fois... La Marsa
Ce complément de message pour cet essai de mettre (enfin!) une video sur ce blog...mais avec des tonnes de questions: ai-je le droit? Pourquoi cela s'affiche-t-il sur tout un message?... et non pas sur une petite fenêtre comme sur d'autres blogs à l'intérieur de mon message du jour.... Bref, si des lecteurs experts en mise en ligne de video pouvaient me dire comment faire pour être plus efficace! Merci d'avancè!

Parfums de sens



Qu'écrire un dimanche soir où toute la journée a été consacrée au ménage, au classement de dossiers, de papiers, où la liste des choses à faire ne s'est pas beaucoup allégée (mais il reste encore quelques heures avant le sommeil)?










Peut-être la satisfaction de la place nette, même si il y a encore une pile sur le divan qui attend de disparaître. Peut-être la joie d'avoir retrouvé certains papiers qui désormais vont trouver leur juste place. Peut-être l'élan qui propulse vers une nouvelle semaine très chargée puisqu'elle se terminera par le Marché de Noël et le second atelier d'écrituire au Musée d'Art et d'histoire de Genève.




Il y a des journées comme cela, où les heures s'enchaînent d'elles-mêmes sans que la volonté n'y puisse rien. Ni promenade, ni lecture, ni prélassement sur le fauteuil. Et voilà qu'il est plus de cinq heures et que la nuit est tombée... Heureusement la radio était là. Avec Henri Gougaud...avec Don Giovanni et Mozart...avec le nouveau disque d'Anouar Brahem avec un hommage à Mahmoud Darwich...
La terre nous est étroite
La terre nous est étroite. Elle nous accule dans le dernier défilé et nous nous
dévêtons de nos membres pour passer.
Et la terre nous pressure. Que ne sommes-nous son blé, pour mourir et ressuciter. Que
n'est-elle notre mère
Pour compatir avec nous. Que ne sommes-nousles images des rochers que notre rêve
portera,
Miroirs. Nous avons vu les visages de ceux que le dernier parmi nous tuera dans la
dernière défense de l'âme.
Nous avons pleuré la fête de leurs enfants et nous avons vu les visages de ceux qui
précipiteront nos enfants
Par les fenêtres de cet espace dernier, miroirs polis par notre étoile.
Où irons-nous après l'ultime frontière? Oû partent les oiseaux, après le dernier
Ciel? Où s'endorment les plantes, après le dernier vent?
Nous écrirons nos noms avec de la vapeur
Carmine, nous trancherons la main au chant afin que notre chair le complète.
Ici, nous mourrons. Ici, dans le dernier défilé. Ici ou ici. et un olivier montera de
Notre sang.
Mahmoud Darwich (1986)

samedi, novembre 14, 2009

Vigilance et poésie

Journée tout en contraste avec un travail très juridique le matin avec Sylvain Rudaz (directeur du postobligatoire genevois) au sein de l'AGEP avec quelques vingt autres écoles sur des thèmes très actuels: les risques de dérapages dans les écoles (intrusion d'éléments externes, racket, consommation d'alcool et de substances, incident durant les sorties scolaires et les camps, sécurité des bâtiments, accidents, incidents, harcèlement, violences sexuelles ou intimidations, ....), les contacts avec la presse, avec les autres autorités (police et justice, mais aussi pompiers, etc...).










Des travaux extrêmenent intenses qui ont le mérite de renforcer notre vigilance, à anticiper, mais aussi à savoir gérer sur le coup et après-coup l'incident... Travail intense durant cette matinée (avec des conversations qui se poursuivent durant le déjeuner, bien sur) qui ont montré que l'école publique genevoise et l'école privée doivent faire face aux mêmes problèmes, aux mêmes défis... Ce travail sera poursuivi dans cette optique de collaboration.










Et puis, le soir, poésies et chansons. Au gré des envies, au gré des fourires (? fous rires?). Nous étions dix-sept et une guitare. Parfois, la guitare prenait toute la place. Parfois, elle se taisait pour entendre les mots. Les mots légers. Les mots graves. Et, comme hier soir, les lumières éclairaient doucement les visages et les objets du petit appartement de Michèle... A force de chanter à tue-tête, la voix s'est un peu éraillée... mais quelle joie de partager ces moments!







Mandala


Ecoute ce qui va

sans chemin

Ecoute ce qui

existe presque

ce qui respire

ce qui aspire

respire

en toi sans chemin

et sans toi

la parole du monde

Henry BAUCHAU

vendredi, novembre 13, 2009

Les anniversaires de novembre...

Quand il fait nuit noire, la moindre lueur est précieuse et comme la nuit va devenir de plus en plus longue, et souvent de plus en plus noire, toute lumière est bienvenue.




En ce 14 novembre, l'école fête ce chemin d'intériorité qui va vers Noël. Et bien que l'on soit déjà au sud (à Genève), elle se rattache aux traditions du nord (fête de la Saint Martin, fête des Lumières, fête de la Saint Nicolas, fête de Sainte Lucie,...). Dans les maisons aussi, les bougies s'allument aux fenêtres et on devine qu'il y a de la chaleur et de la joie derrière ces rectangles de lumière avec ces petits signes tremblotants, mais qui éclairent tant... Et les anniversaires qui se fêtent dans cette période-là se passent dans des ambiances de douceur, d'intimité et d'amitié.



Heureux anniversaire à vous deux, Annemarie et Michèle!

jeudi, novembre 12, 2009

Journée des filles en 5ème classe: partages

Il pleut. Beaucoup ce soir.

Journée des filles en 5ème classe: une est allée à la Télévision suisse romande et l'autre dans une banque; un garçon est allé chez sa tante dans un laboratoire, un autre est allé chez son père journaliste.

En classe, avec le restant de la classe, nous avons parlé, filles et garçons séparés, des tâches respectives, des professions des hommes et des femmes. Beaucoup de papas mettent la main à la pête dans cette classe. Magnifiques échanges où, à un certain moment, on sent poindre la compréhension pour ces mamans qui font tant, et tant à la fois! Et puis, pour certains, de pouvoir parler des situations instables, des papas ou des mamans souvent absent(e)s, ou surchargé(e)s, facilitent la compréhension mutuelle tout en se sentant moins seul(e)...



Echos dans la presse:



La "Journée des filles - Projets pour les garçons" rencontre un écho toujours plus grand, selon les organisateurs. Plus d'un millier d'entreprises et institutions ont ouvert leurs portes cette année à des milliers de filles et garçons.

Le concept d'origine de la Journée - une campagne pour lutter contre les inégalités entre femmes et hommes dans le monde du travail - s'est vue complété par des offres pour les garçons. Des homes et des crèches les ont notamment accueillis. D'autre part, des hommes au foyer ou travaillant à temps partiel se sont rendu dans les classes.


En s'ouvrant à des parcours professionnels atypiques, les jeunes rencontrent davantage de possibilités de places d'apprentissage, ont souligné les organisateurs.
Le nouveau conseiller fédéral Didier Burkhalter a également reçu une délégation d'enfants de ses collaborateurs, a communiqué le Département de l'intérieur. Les jeunes se sont ensuite rendus à la Bibliothèque nationale où ils ont pu se familiariser avec
divers métiers liés à l'institution.

La "Journée des filles - Projets pour les garçons" et ses projets complémentaires sont subventionnés par l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFTT) et soutenus par de nombreuses entreprises et hautes écoles.



Je ne résiste pas à mettre sur ce blog cette statue de la Place de la Femme à Bobo Dioulasso au Burkina qui m'avait tellement choquée...

mercredi, novembre 11, 2009

Précieux petits biscuits...

Il y a des odeurs inhabituelles pour un mercredi dans l'école... Des odeurs de patisserie... Des odeurs qui guident les pas vers le sous-sol où la cuisine est éclairée, alors qu'il n'y a pas de cantine un mercredi. Et quand on ouvre la porte, on se croirait dans une ruche.









Mais il n'y a pas de reine. pas trop de bavardages non plus. Mais de la concentration et un impressionnant langage des mains. Ce sont elles que l'on regarde. Ces mains qui tâtent, qui malaxent, qui affermissent, qui coupent, dessinent, décorent, qui jouent en solitaire leur partition ou bien à quatre mains dans la précision.







Un homme et sept? huit femmes? Il s'en sort bien, Klaus! Elles sont (impossible de dire que le masculin l'emporte, ce serait trop injuste, surtout une veille de journée des filles...) des abeilles travailleuses. Souvent spécialistes de ces trésors de pâte, d'amandes et d'épices que sont les gâteaux de Noël.








C'est que le marché de Noël de l'école est dans dix jours exactement et que même si le climat (très doux à Genève aujourd'hui) ne nous précipite pas encore dans les ombres de l'hiver, il s'agit que les stands soient très bien garnis. Et ces gâteaux-là, ils sont très, très appréciés... Hier, je pensais à Marie en écrivant sur les pierres, et voilà qu'aujourd'hui, je pense à Emmanuelle et à ses petites choses de la vie... Sûr qu'ils appartiennent aux petites choses précieuses, les biscuits de Noël faits maison! En tous cas, dans nos régions...


Voici le résultat! quelques exemplaires sortis du four:







Dans les classes aussi, ça bruisse d'activités. Et je tente, tant bien que mal, de terminer et mon cours de grammaire et mon histoire du Mahabharata... Très difficile. Très, très difficile! Il y a la Saint Martin vendredi soir. Il y a la visite de Marianne qui se termine aujourd'hui. Marianne a effectué un stage de dix jours en 5ème classe, elle qui a une classe à niveaux dans un village ardéchois. Excellent contact avec les enfants. Il a fallu poser dans une photo de classe ce matin du départ, devant le tableau des adjectifs et d'écriture sanscrite...

C'est qu'à 9 heures, une autre Marianne est venue pointer son nez pour apprendre l'alphabet sanscrit aux enfants afin qu'ils puissent écrire leur nom en sanscrit sur leur cahier de mythologie indienne. Marianne, en 1967, a fait le voyage en bus depuis le sud de Londres jusqu'en Inde où elle est restée plusieurs mois et où elle a eu un cours de sanscrit...Cette native du Costa Rica - qui a maintenant plus de 70 ans - a connu une vie d'aventures qu'elle raconte volontiers. Les élèves adorent Marianne. Elle a accompagné bon nombre de classes en allemand, en anglais (même en espagnol), car elle parfaitement quadrilaingue et, dans nos écoles, on commence l'anglais et l'allemand à 7 ans avec, comme enseignants, uniquement des professeurs qui sont de langue maternelle de la langue qu'ils ont à enseigner. Donc, Marianne connait pratiquement tous les élèves de l'école...

mardi, novembre 10, 2009

De la passion pour l'éphémère et l'éternité

Ma collègue de "palier" - Sabine... Sabine du cirque - m'impressionne énormément. Elle sait faire vivre toutes les matières qu'elle enseigne avec une chaleur humaine, une inventivité incroyablement originale. En ce moment, elle est en période de minéralogie. Je sais bien que Marie va immédiatement savoir de quoi je parle, mais vous autres, avez-vous déjà habité le monde des pierres? des pierres humbles? des pierres que l'on foule en montagne ou en plaine? pas les pierres précieuses ou semi-précieuses des bagues et des colliers...






Tous les jours, sa classe évolue. Au milieu, il y a du sable, des cailloux, des fossiles, des pierres grandes et petites, et tout cela devient oeuvre d'art et passion pour les élèves qui, sans autre, s'interpellent:

. Dis, Flavien, tu me passes le gneiss là?

- Hé, Dimitri, t'as vu mon mandala?









C'est tout simplement magnifique de beauté éphémère et je ne peux m'empêcher de penser à ce film merveilleux "Rivers and tides" sur l'oeuvre de Andy Goldsworthy que je me promets de montrer et à Sabine et aux élèves....





Passionnant, je vous dis, la minéralogie en 6ème classe, sous les peintures des Pyramides, du désert et du périple d'Alexandre le Grand!









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