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jeudi, janvier 31, 2008

Pistes nouvelles

Un mercredi un peu à la course entre cours, tutorat, rendez vous à Lausanne (avec Madame VN pour commencer un travail sur la généalogie familiale, nouvelles pistes de réflexion), le retour sur Genève, rencontre avec Matthieu M (que j'ai trouvé magnifique de calme et d'enthousiasme tranquille), la route vers Fillinges (avec ses chocs de lumière de phares et de fous au volant), la soirée tranquille avec Florence et François (un peu moins tranquille avec Arthur...).

J'ai toujours trouvé à Lausanne un petit air d'Italie...

















Eglise de Fillinges (je ne peux résister aux églises illuminées la nuit...)






La maison de Flo et de François est une maison, retapée, ouverte, chaude, avec plein de coins et recoins, une maison selon mon coeur, comme celles de Jeanine, de Dominique et Marc, et comme la mienne, même si je n'ai pas ces perspectives plongeantes sur la toiture. A tous les coins d'escaliers, il y a de ces beaux objets qui interpellent l'âme et le coeur.



Rentrée très tard hier soir (et n'ayant pas le courage de rouvrir l'école pour parvenir à l'ordinateur), je me suis dit que j'allais vous frustrer un peu, chers lecteurs et lectrices fidèles. Mais aujourd'hui, je vous retrouve avec plaisir. Merci au très beau message de Wendy (sur l'écriture). J'ai réussi à faire asseoir les 12ème pour pouvoir les photographier afin que les amis indiens et français puissent les voir sur le blog. Belle discussion philosophique cet après midi, à partir du texte de Voltaire (Micromégas toujours). Eux aussi, ils vont retrouver l'Inde, par blog interposé (mis à part ceux qui ne veulent pas se faire du mal, n'est-ce-pas, Mila?) durant le voyage de la 11ème classe...

Ce matin, j'ai retrouvé avec joie Fernando, venu accompagner Sikandar. Je le prends avec, lui, ses pinceaux, sa gentillesse et son énergie au travail, dans les Vosges pour qu'il me finisse mes raccords de peinture (enfin...)

mardi, janvier 29, 2008

Légères crispations

Rythme soutenu entre les cours, Sikandar, le voyage qui se prépare dans les détails très concrets, les rencontres, les papiers.... Ouh, cela faisait longtemps que je n'avais plus ressenti cette impression de stress un peu angoissante (avec les symptômes qui l'accompagnent: mal de gorge, mal au ventre, légères crampes dans la machoire....).


Va falloir reprendre ce rythme! Heureusement, les élèves (dont vous voyez une partie du groupe qui va partir) sont là pour calmer le jeu. On peut compter sur eux.



Et puis, quelques échappées en lecture dans ce livre délicieusement audacieux sur la situation des femmes en Iran (rebelles, facétieuses, impertinentes....Bref, des femmes selon mon coeur!).




J'ai repris aussi cette après midi (décidément je ne saurai jamais si après-midi est masculin et féminin... Pardon, Solmaz de Téhéran qui apprend un peu le français grâce au blog!) le travail sur la généalogie familiale... J'y suis particulièrement sensible en ce moment avec Dany, toujours à l'hôpital de Saint-Dié, Je l'ai chaque jour au téléphone et ses questions me touchent beaucoup. Nous sommes à des années lumières l'un de l'autre, culturellement parlant, et pourtant, il s'intéresse à ce que je fais...


Allez! Un petit coup de cour de récré, histoire de nous aérer l'âme par ce beau soleil. Photo prise de la fenêtre de "ma" chambre chez Monique où m'attend et m'accueille le lutin malin qui a de la lecture lui aussi....

lundi, janvier 28, 2008

Retrouvailles

Beaucoup de plaisir à retrouver les élèves de 11ème et 12ème ce matin avec qui j'ai commencé un exercice d'écriture pour les réveiller avant d'attaquer le conte philosophique de Voltaire Micromégas.




Beaucoup de joie aussi à retrouver les collègues dans la salle des maîtres ou dans les couloirs.


Après la pause de 10h, nous nous sommes rencontrés, la 11ème, Laura, Timothée, Sikandar, ainsi que quatre des accompagnants (Murielle, Anne, Stéphanie et moi), afin de mieux nous conna'ître avant le départ en Inde. J'ai ouvert la séance avec le défi du "vivre ensemble" dont nous avons beaucoup parlé la semaine dernière à l'UNESCO.... Je sais qu'il y a peut-être des antagonismes du passé ou du passé récent entre certains élèves (antagonismes que je ne veux d'ailleurs pas connaître). Ce "VIVRE ENSEMBLE", à certains âges de la vie, est un véritable challenge.



Dans l'après midi, je suis allée raccompagner Sikandar chez lui, ai pris un café chez Claudine en m'excusant pour hier soir (j'étais au lit à 20h30 et ai, du coup, dérangé tout son plan de table...) et ai filé chez Néos récupérer tous les billets d'avion. Tous les visas de France sont arrivés. Quel stress à chaque fois! Thierry, comme d'habitude, savoureux et efficace!








La lumière était toute douce, sur Genève, sur son Salève (le petit et le grand), sur la terre lourde...

dimanche, janvier 27, 2008

"De quoi j'me mêle?"

L'avantage des longs trajets en voiture, quand on est seul(e), c'est qu'on peut écouter la radio inlassablement. Entre le Beausoleil (que j'ai quitté à la nuit noire)et Genève (où je suis arrivée en plein brouillard), il y a une ligne de partage, non des eaux, mais des ondes. Avant le grand tunnel de 3,8 kms et après. Avant, c'est France-Inter. Après, c'est la Radio Suisse Romande.



Et ce matin, entre 9h et 10h, dans l'émission au joli nom "De quoi j'me mêle?", il y avait le sujet de l'anthroposophie, de la pédagogie Steiner et de Rudolf Steiner lui-même.

Pour tenter de comprendre cette perspective, la journaliste est d'abord allée promener son micro dans une maison de Perceval, à Saint-Prex (la maison du "Petit Prince") qui fait cohabiter des enfants poli handicapés et des enfants et préadolescents en grande détresse psychique. A sa question "pourquoi est-ce ici différent?" posée à un jeune garçon de 13 ans, celui-ci a répondu: "Parce qu'ici, je suis...quelqu'un. Ici, il y a de la joie...".
Puis sa recherche l'a amenée à l'Ecole Rudolf Steiner de Confignon, dans la classe d'Ivan Rocher. Là aussi, interviews d'enfants, du maître. Elle a assisté à un cours d'orchestre de classe. Les enfants se réjouissaient des ateliers, mais appréhendaient aussi leur avenir par rapport à l'Université.
Enfin, elle a interviewé deux jeunes filles (étudiantes à l'Uni) de Lausanne qui avaient un avis assez partagé, soulignant certains aspects positifs de la pédagogie, mais aussi la difficulté de s'adapter à un autre système en sortant.
Les journalistes m'ont semblé très objectifs et bienveillants. Très complets aussi dans leur enquête sur le personnage de Steiner et sur la multiplicité des champs dans lesquels il a travaillé (agriculture biodynamique, médecine, pédagogie, astronomie, philosophie,...) avec toujours ce constant souci du lien spirituel. L'évocation de la réincarnation, hypothèse ou conviction, permet de voir l'enfant et l'être humain autrement. Je suis très curieuse de la réaction des auditeurs.



Dans les toilettes de mon lutin genevois, il y a ce superbe mandala que je ne me lasse pas de regarder. J'y vois à chaque fois un autre dessin....

samedi, janvier 26, 2008

Vivre...

Ce matin, en me réveillant, j'avais un objectif: voir coûte que coûte le médecin responsable du service d'hépatologie. Ni une infirmière, ni une interne, aussi charmante soit-elle... A 10h30, j'étais présente dans les lieux pour assister à la "grande visite de la semaine". Le médecin avait commencé sa visite (à l'opposé de la chambre de Dany - qui est la dernière du couloir). Il y est arrivé à ...13h50. A trois chambres de là, en sortant, voici en substance la conversation qu'il tenait:
- Moi, le vin que je préfère, c'est le Chassagne-Montrachet (dit le docteur) - Moi (dit l'interne), c'est le vin blanc que j'ai découvert en France!
La plupart des patients sont là pour l'alcool. No comment.
J'ai pu parler avec lui après qu'il ait examiné Dany. Le foie est très sévèrement atteint et il faut attendre de voir comment cela évolue. Il est exclus qu'il sorte maintenant. En retournant dans la chambre, j'ai essayé d'expliquer à Dany ce diagnostic sombre: un régime à vie (sans doute sans sel et sans alcool, certains aliments défendus, car trop gras,...). Pour l'instant, il le prend assez bien, mais quand il sera seul? Quant au travail, je n'en sais pas plus. Philippe est venu le voir aussi dans l'après midi. Les deux frères ne se sont mutuellement pas reconnus. Philippe avait perdu ses cheveux, Dany avait maigri... C'est curieux une famille, n'est-ce-pas?

En attendant le médecin, j'ai un peu lu... Ai trouvé cette belle phrase de Pamuk "Etre triste, c'est se détester". Et puis, cette citation de Barthes entendue dans la bouche d'un intervenant durant le Congrès UNESCO: "Vivre, c'est se déprotéger!"... Je crois que je vais me les répéter, ces deux phrases, dans certains moments difficiles....


Comment faut-il comprendre ce joli message envoyé par mon lutin malin? Je n'ai jamais fumé et n'ai jamais été accro au chocolat... même si je l'apprécie! Je me force (depuis que je suis en sabbatique) à répondre à mes mails sur le champ, sinon le temps passe et me dépasse.


En revanche, c'est vrai que je m'oblige à écrire le message blog tous les jours, comme exercice d'attention aux détails ou aux grandes lignes de ma journée. Hier, par exemple, alors que j'étais épuisée par Paris et le voyage, je me suis obligée à mettre en ligne photos et quelques réflexions avant d'aller me coucher. Et aujourd'hui, je me suis dit que j'avais bien fait puisque les soucis de la journée m'ont fait passer à autre chose. Il faut écrire pendant que le vécu est tout proche. Ou alors digérer et écrire plus tard. Mais c'est un autre exercice. Donc accro à l'exercice! D'accord, lutin!


Demain, départ très tôt pour Genève. Je comptais travailler encore Micromégas aujourd'hui. C'est raté. Ce sera pour demain, ainsi que les derniers détails de la rencontre avec les élèves de 11ème classe. Je vous emmène voir en différé le coucher de lune et le lever de soleil de ce matin sur le Beausoleil.

vendredi, janvier 25, 2008

Ne pas oublier, ne pas s'oublier

Dernière matinée de travail... On se recherchait, s'interpellait, se courait après, comme de vrais ados au moment de se quitter, pour prendre les adresses mail, les téléphones, envisager encore un pt't bout de projet ensemble!






Ainsi, sur la photo, la Catalogne, Paris, Hambourg et Genève vont sans doute tendre un pont entre Bagdad, Tripoli (au Liban), Hambourg, Genève, Paris, Barcelone. On en reparlera. Discussions animées à table jusqu'au bout. Et puis, de la lumière dans les yeux.


Antonella m'a prise dans sa voiture pour revenir sur l'UNESCO où j'ai pu aller à la librairie et voir quelques aspects de l'exposition qui va être inaugurée lundi "AUSCHWITZ, les profondeurs de l'abîme", une exposition conçue à partir de deux témoignages. Celui d'un Album, fait de 200 photos prises par les SS en mai et en juin 1944, lors de la déportation massive de Juifs de Hongrie (L'Album est propriété de Yad Vachem aujourd'hui).















Le second est une série de croquis de Zinovil Tolkatchev, peintre juif, membre de l'Armée rouge qui pénètre avec les premiers libérateurs dans le camp.C'est le premier témoignage pictural de l'abîme.











Exposition du 29 janvier au 22 février 2008. Dans le grand hall de l'UNESCO...pour ceux qui sont à Paris.



Dernier coup d'oeil sur Paris avant de remonter lentement vers la Gare de l'Est. Paris sous un ciel bleu. Paris si connu et si inconnu. Familier et surprenant, comme à chaque fois que j'y reviens. J'y ai passé mes plus belles années de liberté, y ai rencontré et aimé des grands hommes, des grandes âmes. Mais aucun regret, aucune nostalgie n'habite la mienne. Je suis ailleurs désormais.

jeudi, janvier 24, 2008

Dépasser la souffrance de l'histoire

Les deux temps d'ateliers de ce matin étaient consacrés à la mémoire et à l'autre, ennemi passé ou présent.

Le premier atelier a considéré le manuel franco-allemand (ses manques; ses points forts). L'intervenante m'a paru un peu terne, mais la salle bien vivante sur cette question.

Le second, après la pause, était consacré au conflit israélo palestinien. Là, le professeur d'université, Mr Mégevand, passionné, a su rendre le débat passionnant. A table, mes voisins m'ont demandé d'expliquer la pédagogie Steiner... Les dîners, c'est bien connu, servent à cela.















Visite de l'UNESCO et dernière rencontre avec Sigrid au niveau international. Dans les rues de Paris, on trouve d'étranges et beaux messages qui donnent courage...















Les explications données sur le bâtiment (conçu par Le Corbusier) montrent que le bâtiment suit un plan étonnant, tout en béton, mais on y découvre une sorte d'église bouddhiste, un jardin japonais, un immense cèdre rose du Canada, devenu banc immense, une affreuse peinture murale de Picasso, mais aussi une tête d'ange miraculeusement sauvée d'une église de Nagasaki, lors du bombardement... Bref, c'est un bâtiment vivant!







De là, j'ai erré volontairement pour marcher vers un hypothétique métro et humer un peu l'air de Paris, regarder la Tour Eiffel illuminée. J'ai bien fait, car le métro était bondé, ainsi que le bus qui m'a amenée chez Yvan et Sylvie avec qui je devais dîner. Et me voilà devant l'ordi à près de minuit... Beaucoup à dire sur cette journée: J'y reviendrai sans doute...




mercredi, janvier 23, 2008

De la très royale porcelaine de Sèvres à l'UNESCO



















Quelle joie de revenir dans la région parisienne pour trois jours dans de telles conditions! Le Congrès UNESCO se déroule dans la magnifique manufacture royale de la porcelaine de Sèvres, bâtiment de toute beauté. Moi, j'ai toujours préféré les poteries aux porcelaines et aux faïences du monde, mais il faut bien reconnaître que le bâtiment a de l'allure. De plus, le fait de loger sur place, dans des chambres élégantes, très XVIIème siècle), est extrêmement pratique. Il y a un restaurant très stylé où nous avons déjà pu vivre la haute qualité de la cuisine (et du vin!)


Le trajet Saint-Dié/Paris, dans le petit matin glacial, s'est déroulé en grande discussion avec une dame bibliothécaire. Passionnant. Nous resterons en contact. Ici, à Sèvres, nous sommes une centaine de responsables de projets UNESCO. La plupart sont français (y compris des îles Marquises...). J'y ai retrouvé des gens de Sélestat et aussi un collègue de La Broque (qui a eu Arno comme élève). Mais il y a aussi des collègues du Liban, de Catalogne, du Congo Kinshasa, d'Allemagne.















Nous avons déjeuné, Sigrid Niedermeyer et moi, à la même table, puis avons longuement échangé sur les pratiques de l'Ecole de Genève en matière de projets UNESCO. Et juste avant les conférences, un petit tour pour s'aérer dans le Parc. Je crois que notre école a été retenue dans les Bonnes pratiques avec 19 autres au monde...


Les conférences se sont succédées sur le thème de la culture de la paix au niveau des collectivités locales, avec des intervenans de Seine Saint-Denis.
Une intervention m'a énormément frappée, celle d'un professeur de l'Uni de Lyon - Monsieur YACCOUB - qui a une "chaire UNESCO" (je ne savais pas que cela existait...). Je compléterai ce texte de plusieurs remarques judicieuses qu'il a faites et que je ne voudrais pas oublier!

Dany continue de subir des examens à l'hôpital. Il a eu plusieurs visites et de nombreux téléphones. Il est 10h30, l'heure pour les braves levés tôt de se coucher! Demain sera une longue journée...






mardi, janvier 22, 2008

Fragilités

En sortant de l'hôpital, ce soir, j'ai à nouveau pris la route la plus longue, la plus déserte... C'était le moment magique où le soleil fait rougeoyer à la fois les nuages et la brume des vallées. A nouveau, il fait froid après la douceur et la pluie de ces derniers jours.


Ai réussi à faire le point avec l'interne du service, une charmante jeune docteur d'Athènes qui prenait un soin extrême à trouver les mots médicaux justes pour décrire l'état du foie, de l'oesophage, très abîmés tous les deux par l'alcool. Apparement, à l'échographie, pas de traces de lésions cancéreuses. En revanche, une grande détérioration du foie, une atrophie, que la médecine sera sans doute impuissante à remettre en ordre. Des examens compémentaires vont se poursuivre toute la semaine, en particulier au niveau ORL (je ne savais pas que l'alcool pouvait avoir des conséquences à ce niveau-là). Dany a bien supporté l'endoscopie (le "Même pas mal!" des petits courageux qui ont eu très peur...). Il sait qu'il ne devra plus boire la moindre goutte d'alcool... Le pourra-t-il? Je ne sais pas encore s'il sera capable de reprendre son travail à la mairie. Chaque chose en son temps.



Ce matin, ma tamte m'a appelée à l'aide pour remplir une demande d'aide financière pour les frais de chauffage... Elle a évoqué maman qui, toujours, remplissait toutes les déclarations de tous les artisans de la famille et qui écrivait toutes les lettres délicates...



Cet après midi, rencontre avec un expert comptable pour essayer de débroussailler l'avenir proche. Il m'a lancé sur certaines pistes et m'a donné des priorités. Tout cela, gratuitement! Entre deux visites à l'hôpital, suis allée à la Librairie Le Neuf "livrer" le livre de Pat Thiébaut.

Et puis, demain, à l'aube, départ pour Paris avec le TGV depuis Saint-Dié (2h20...). Rencontre UNESCO. Que des professeurs et des directeurs d'établissement!




lundi, janvier 21, 2008

L'adieu au Christkindel

Cette fois, le temps de Noël me semble bien se clore lentement. Irrémédiablement. Cette année, ce temps fut doux, paisible, enrichi de dons délicats, venus par les airs, venus par les mots jusqu'à ma solitude choisie, appréciée. Je me souviens qu'à Calcutta, chez Jane Webb (aujourd'hui décédée), j'avais vu cette habitude (apparemment anglaise) d'accrocher tous les messages reçus au moment de Noël. Jane avait tendu une longue cordelette en travers de sa petite chambre de RCFC et tous les petits messages s'agitaient au gré du vent qui soufflait du golfe du Bengale, dans cette banlieue si villageoise de Calcutta....



Quand Godofredo est mort, à la Noël 2005, les messages couvraient un mur entier de la salle à manger (qui n'était pas encore refaite) et je me souviens qu'ils m'avaient entourée et chérie, durant ces jours difficiles. Depuis, j'ai gardé cette habitude d'avoir devant les yeux les messages d'amitié et d'affection. Surtout ceux de mon lutin malin...



Mais, ce soir, je vais les décrocher et les ranger soigneusement, comme chaque année. Pourquoi le 21 janvier? Je n'en sais trop rien. Juste l'impression que c'est la fin de cet espace de temps particulier. Avant de leur dire adieu, je les inscris dans ce blog. Comme trace.


Et comme on est dans ce sujet délicat de Noël, je voudrais vous faire part d'un très sain "coup de gueule", celui de Pat Thiébaut (Lorrain) qui vit depuis de très nombreuses années en Alsace, et qui vient de ressortir ce petit livre écrit et illustré par lui: "La solitude du Christkindel"



Les examens de Dany ne débuteront que demain (échographie et gastro-endoscopie). Je sens qu'il a un peu peur, mais je sais aussi qu'une fois dans l'épreuve, il supportera la douleur. Afsaneh, de retour au Beausoleil ce matin, m'a accompagnée pour lui rendre visite. Elle a toujours beaucoup apprécié sa simplicité et sa gentillesse. Il nous a longuement suivies du regard derrière les fenêtres de sa chambre quand nous avons regagné la voiture...

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