dimanche, janvier 22, 2012

A Mamadou




En ce dimanche de rail et de route, beaucoup de temps pour méditer, entre passé, présent et avenir proche, avenir lointain, dans la lutte matinale entre la lumière et l'obscurité. 




Sur la plaine d'Alsace, le soleil a temporairement vaincu le gros temps... et ça et là, laisse entrevoir les vestiges d'un passé souvent douloureux dans cette partie d'Europe.










Penser à la vie des chats, à la vie des hommes. Une vie de chats de présents qui se succèdent les uns aux autres sans trop se poser de questions métaphysiques. Alors que du côté des hommes, il y a parfois comme des odeurs de répétitions dans l'air.
























Mon compagnon de voyage?  "Minuit" de Dan Franck sur les aventures de l'Art Moderne pendant l'occupation de 1940 à 1944. Et il n'est pas question seulement de peinture, mais aussi de littérature et de philosophie, de cinéma et de musique... Etre juif, ou communiste, ou franc-maçon, ou républicain espagnol, c'est devenir indésirable à cette époque-là, pas si lointaine. Et aujourd'hui?



La très jolie et très complexe femme de Franz Werfel, ex-Madame Mahler, elle dont tous avaient été amoureux, elle, la femme silencieuse de Kokoschka, Anna, lors de sa fuite désespérée vers les Etats-Unis, écrit: 


"L'émigration est une maladie grave"...




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